Parmi les tendances technologiques qui marqueront l’année 2018, l’intelligence artificielle se positionne en haut du podium. En 2016 déjà, Gartner, entreprise américaine de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées plaçait l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique avancé en première place dans ses prévisions pour l’année 2017.
Suite au Gartner Symposium ITXPO (novembre 2017) qui représente le plus important rassemblement mondial de PDG et de cadres supérieurs exerçant dans l’IT, 2018 apparait comme l’année résolument tournée vers l’intelligence artificielle.

D’aucuns sont frileux et assurent qu’il est « prudent de ne rien changer » et « que des millions d’emplois seront supprimés par l’automatisation des tâches ». Cependant, force est de constater qu’à l’image de la révolution industrielle d’hier, la transformation digitale des entreprises bouleverse notre société aujourd’hui. Elle fait désormais partie intégrante de notre quotidien et est amenée à se développer et à s’intensifier chaque jour un peu plus.

Entreprises, dirigeants, employés ou clients, personne ne peut y échapper.

L’obligation aujourd’hui réside dans le fait de sortir des sentiers battus, d’entreprendre, de manager et de recruter autrement. Pour ce faire, c’est du côté de l’IA qu’il faut chercher de l’aide et ce notamment lors des processus de recrutement.

Si nous notons des perspectives d’embauche dans le secteur de l’IT de plus en plus favorables, les recruteurs font face à de nombreux défis.

Tout d’abord, avec un marché de l’IT en surchauffe qui découle d’une transformation digitale appelant un renouvèlement des profils, la guerre des talents reste le premier défi à relever.

L’offre est importante et les candidats se font de plus en plus rares.

Le sourcing représente donc le deuxième challenge à surmonter. Il se traduit par une réelle difficulté humaine d’identifier et de sélectionner les talents adéquats sur le marché pénurique de l’IT.

C’est donc tout naturellement que l’adaptation aux nouvelles techniques de sourcing se présente comme le troisième et dernier défi. Le recrutement requiert de nouvelles compétences digitales et les responsables RH doivent s’adapter.

Ainsi, utiliser à bon escient, l’IA représente un formidable outil accélérateur de recherche et l’opportunité de recentrer la diversité et l’humain au cœur du process de recrutement.

L’IA qui prévaudra donc dès 2018 sera une IA au service de « l’humain augmenté ».

Elle permettra aux recruteurs de gagner un maximum de temps et de pallier la tache fastidieuse qu’est le tri des CV. De plus, en ciblant des profils spécifiques avec des algorithmes particuliers et optimisés pour cette tâche, l’IA promet un recrutement sans préjugés. LE/LA candidat(e) sera retenu(e) dans l’affranchissement le plus total de critères sélectifs humains discriminatoires (âge, genre, prestige de l’École diplômante…).

L’IA ne ressemblera donc pas au Kraken, créature maléfique de la mythologie grecque « dévorant » l’intuition des recruteurs, l’autorité des dirigeants, ni la direction des entreprises.
Elle permettra, par la pré-sélection de profils basée sur « l’expertise métier » d’alléger et d’objectiver le travail du recruteur en amont. Même si les algorithmes de l’IA se présentent comme une solution optimale, les RH gardent un rôle primordial dans le processus de recrutement.

Une fois cette tâche fastidieuse remplie, le recruteur pourra se focaliser sur des tâches à plus forte valeur ajoutée telles que les analyses du « savoir-être » et « de la dimension humaine » du candidat correspondant à la culture de l’entreprise. Analyses qui ne peuvent certainement pas être supplantées par des machines.

Dans cette dynamique « 50/50 », l’intelligence artificielle et l’humain représentent le duo gagnant qui par leur mutualisation permettront à l’aube 2020 une création nette d’emplois avoisinant les 2 millions d’offres.

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